Psychologue en ligne

Chani Sabatier – Spécialisée en expatriation

Auteur : Expatpsyenligne

Retour en France, choc ou pas choc ?

“La vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources”. Edgard Morin

INTRO

Votre retour d’expatriation approche ? C’est un moment peut-être attendu avec impatience ou espéré avec une certaine retenue, car pour certains, l’ambivalence des émotions est peut-être au rendez-vous. La joie du retour se mêlant avec la tristesse de l’adieu, vous êtes déjà en train de vivre une étape: celle de l’entre-deux. Vous la connaissez bien, rappelez-vous : vous n’êtes pas encore la-bas, mais vous n’êtes déjà plus ici. Evidemment chacun de vos ressentis est singulier et vos raisons de rentrer en France, multiples. Nous ne pouvons généraliser mais sachez que vos raisons influenceront votre retour. Cela dit, quelque soit votre “pourquoi”, un élément vous concerne tous : le retour est toujours plus complexe que ce qu’on s’imagine.

CHOC CULTUREL INVERSÉ, VOUS CONNAISSEZ ?

Il est aujourd’hui bien connu et admis socialement que le choc culturel est important lors d’une expatriation dans un pays inconnu. Vous êtes maintenant expert dans ce domaine et cela vous a permis de développer finalement une grande confiance en vous. Le retour en France, comparativement, ne peut-être aussi éprouvant, vous dites-vous peut-être. Pourtant, sachez que ce choc existe aussi, on en parle de plus en plus mais il y a encore peu d’accompagnement concernant ce phénomène que l’on nomme : choc culturel inversé.

La définition qui semble la plus parlante est celle-ci: le sentiment de se sentir étranger dans son propre pays. Votre identité change, d’ ”expat” vous devenez “impat” (néologisme du terme d’expat). Vous connaissez la fameuse courbe U de l’expatriation fondée par Oberg, cette théorie a été développée par Gullahorn & Gullahorn et a donné naissance à la courbe W. Cette dernière met en lumière les phases de réadaptation qu’amène le retour chez soi.

Ce chercheur explique que ce choc culturel inversé est objectivement moins intense émotionnellement que le choc culturel. Cependant, subjectivement, il peut être ressenti plus intensément dû aux attentes que l’on cultive concernant le retour et dû aux méconnaissances de ses difficultés.

SE PRÉPARER

Je ne vous citerai pas les symptômes du retour qui, de manière générale, sont les mêmes que les symptômes ressentis en début d’expatriation. Mon objectif ici est de vous informer sur les raisons qui expliquent ce nouveau choc et de vous rassurer : il est fort probable et tout à fait normal que vous passiez par une phase de déprime. Il sera alors important de la reconnaître, de l’identifier, et de ne pas la laisser s’installer. Auquel cas, il ne faudra pas hésiter à vous orienter vers un professionnel.

  1. Les attentes

Comme il a été mentionné, les attentes positives du retour sont souvent dominantes et l’on envisage moins les futures difficultés. Pourtant, un élément primordial est à prendre en compte: votre propre évolution personnelle. Que cette expérience ait été ressentie comme positive ou négative, vous n’êtes plus celui/celle qui est parti/e. Et votre entourage n’est plus celui que vous avez laissé. Le désir, plus ou moins conscient de retrouver la vie d’avant, va se confronter au principe de réalité: cette vie n’existe plus. On note alors une double dimension: le sentiment d’étrangeté ressenti au contact du familier, et le sentiment d’étrangeté que ressentira vos proches, face à vous.

Evidemment, ce choc sera plus ou moins ressenti suivant la fréquence de vos précédents retours-éclairs en France. Mais vous le savez, passer des vacances est différent que de s’installer. Et le décalage entre vos proches et vous, se fera ressentir dans la quotidienneté de vos rapport, une fois la joie des retrouvailles passée.

  1. La manière dont s’exprime le malaise

La complexité de ce choc inversé, contrairement au choc de l’expatrié, réside dans le fait qu’il se cache dans les détails du quotidien: l’opinion d’un ami qui vous surprend, une réflexion désobligeante spontanée vous concernant surgit à table, un rythme de vie à “la française” difficile à retrouver, le manque de curiosité concernant votre expérience etc … Le malaise s’exprime de manière dérobée, casi sournoise, car il ne vous laisse pas le temps de réagir. La discussion est déjà passée à un autre sujet.

Tous ces moments, cumulés silencieusement les uns après les autres, expliquent les questionnements identitaires qui s’en suivent. En parler aux amis devient difficilement envisageable car l’incompréhension est au rendez-vous. De leur point de vue, eux n’ont pas changé, mais vous si. La possibilité de se reconstruire un nouveau tissu social se fait ressentir, et vous savez cette étape complexe.

  1. La vie professionnelle

Il est souvent dit qu’une expérience à l’étranger est un grand avantage sur un CV et auprès des recruteurs. La réalité est malheureusement plus complexe. Bien que vous ayez développé de nouvelles compétences, vous êtes sorti/e du réseau professionnel français. Il s’agira là aussi d’un départ à zéro. Dans le cas ou vous avez gardé contact avec votre ancien réseau, ce dernier ne vous correspond peut-être plus aujourd’hui. Il faudra alors trouver de nouveaux contacts plus en cohérence avec votre expérience et vos attentes actuelles.

  1. La qualité de son expérience interculturelle et l’identité culturelle

Plus vous avez réussi à vous sentir intégré à la culture du pays qui vous a accueilli en expatriation, plus vous l’avez incorporé, compris, aimé, plus cette culture fait à présent partie de votre identité et de votre histoire. Cette expatriation vous a peut-être permis de ressentir ce qu’est l’identité culturelle et de prendre conscience de ses impacts sur votre personnalité et vos opinions. Cela est effectivement une richesse mais accroît la difficulté à se réintégrer à sa culture d’origine. Car non seulement il s’agit d’un contenu intime non partageable avec ceux qui sont restés en France, mais parce que cette nouvelle partie de vous, aura du mal à trouver sa place dans un autre contexte culturel. Ce qui peut provoquer de la frustration, de la tristesse et de la nostalgie.

UN AUTRE POSITIONNEMENT COMME SOLUTION

Face à cette réalité, le réflexe émotionnel peut-être l’envie de s’expatrier à nouveau dans un autre pays. Ce qui explique les expatriations à répétitions et les difficultés de plus en plus croissantes à envisager un retour définitif en France.

Si votre objectif est de rentrer, laissez passer cette phase, car il s’agit alors plus d’une fuite en avant face aux difficultés que la construction d’un nouveau projet. Je vous propose trois éléments qui me semblent être une clé pour votre futur retour:

  • En amont de votre retour, dès à présent, profitez de cet espace que vous offre l’entre-deux pour vous préparer cognitivement. La pensée joue un rôle essentiel sur les émotions. Fermez les yeux, et visualisez-vous en France, ressentez la joie d’être de retour mais aussi les difficultés que vous pouvez deviner. Il s’agit d’un exercice mental efficace pour se préparer à une certaine désillusion. Plus vous construisez des attentes réelles moins vous souffrirez du choc et plus vite vous vous réadapterez.
  • Repositionnez-vous dans votre identité culturelle. Vous êtes français/e, certes, mais pas que. Vous avez développé une autre intelligence, d’autres réflexes, une autre vision et de nouvelles valeurs. Allez au-delà de cette identité territoriale et pensez-vous comme un être interculturel. Ainsi, vous n’avancerez pas vers la France comme si vous alliez vers une terre conquise, mais plus vers une terre à reconquérir, a redécouvrir.
  • Je pense qu’une expatriation est vraiment réussie et terminée lorsque le retour au pays d’origine est dépassé. Cette phase, fait partie intégrante du processus qui a commencé lorsque vous étiez dans votre vol aller, pour vivre cette expatriation. Car, je reviens de nouveau à un thème déjà présent dans mes articles précédents: le processus créateur. Ce n’est qu’à travers l’expérience du retour que l’on prend conscience de toute la richesse de sa propre expérience. Et ce n’est qu’à ce moment là, par son expression, qu’elle permet l’apparition de nouveaux possibles qui vous seront propres.

Je vous souhaite alors un bon retour, de vraies retrouvailles avec vous-même, et de nouvelles aspirations en perspectives. Bon voyage!

Le Père-Noel, s’expatrie-t-il lui aussi ?

INTRO

En ce doux mois de Décembre, Noël qui marque la fin du mois est déjà dans nos cœurs… On s’imagine avec joie le sapin, le vieil homme en rouge, le traîneau, les rennes et les lutins ou alors ressentez-vous un peu d’inquiétude…? A l’étranger le mythe peut-il aussi fonctionner ? Pour vous parents, tant de dilemmes se posent alors: le Père-Noël arrive-t-il en traîneau ou en surf ? Pôle-nord ou plage de Quintana Roo ? Dire la vérité aux enfants ? Autrement dit: la croyance au Père-Noël résiste-t-elle à l’expatriation ? Questions d’adultes pour des questions d’enfants… Un tiraillement auquel va tenter de répondre cet article.

I) Le Père-Noël, une histoire de famille

Noel est un moment durant lequel la famille retrouve une place centrale où petits et grands se réunissent pour partager ensemble ce moment. Si nous voulons savoir quelle place lui donner aujourd’hui dans nos expatriations, voyons rapidement ensemble d’où vient-il.

Le Père-Noël, qui brille par le mystère de son absence, s’inscrit lui aussi dans une histoire familiale. Une histoire qui a voyagé de pays en pays, d’époque en époque. Le Père-Noël descendrait-il de Coca-Cola ? Figurez-vous que non. Son ancêtre, le patriarche à l’origine de cette histoire familiale s’appelait Saint Nicolas Jacques de Voragine, nous sommes au XIII ème siècle. Chrétien, dominicain et archevêque de Gêne, il est devenu connu grâce aux miracles qu’il accomplissait. Symboliquement, 3 éléments importants ressortent de ses interventions :

  • l’abondance et la fertilité
  • la maîtrise des cycles de la vie et de la mort
  • une aptitude à se déplacer de manière surnaturelle

A l’écoute des nécessiteux, Saint Nicolas leur apporte une abondance économique en offrant des sacs d’or, une abondance alimentaire en offrant des vivres mais aussi physiologique: il devient symbole de fertilité pour les femmes. Mais qui a le pouvoir de la vie a aussi un pouvoir sur la mort. Nombreux sont les récits contant que Saint Nicolas ressuscitait des enfants dans la période sombre du Moyen-Age. Le Père-Noël, digne héritier de Saint Nicolas est donc attendu autant avec hâte qu’avec crainte, ce qui lui vaudra l’honneur d’incarner la justice. Ceci expliquant que le Père-Noël n’apporte des cadeaux qu’aux enfants sages, laissant les autres au sort du Père-fouettard, alter-ego du Père-Noël. La “hotte” du Père-Noël était originairement un “sac” qui de vide passait à plein, symbole de la venue de l’abondance au creux d’une période hivernale sombre et froide… La venue du Père-Noël le 25 Décembre a été associé à deux autres événements, l’un religieux avec la naissance de Jésus, l’autre astronomique avec le solstice d’hiver, tout deux symbole de la transition de l’obscurité à la lumière, de la faim à la satiété, du vide au plein, de l’attente à la joie.

II) Pourquoi faire croire au Père-Noel ?

L’enfance est une période particulière dans laquelle se construisent les bases de la future vie d’adulte. L’une d’elles est l’accès au monde de l’imaginaire et de l’intuition, à la créativité, à la capacité à rêver et à se connecter au monde du sacré. Les contes imaginaires, les histoires fantastiques et les mythes comme celui du Père-Noel, sont des occasions de construire cet accès au monde de l’abstrait et de l’invisible, comme le précise Karin Ueltschi, professeur à l’Université de Reims “ l’enfant atteint le sacré par le biais du merveilleux. ” (Histoire véridique du Père Noël du traîneau à la hotte)

Il me semble que la période de l’Avent est finalement plus impactante que le jour de Noël. L’attente durant laquelle l’enfant lui écrit une lettre, imagine comment il va entrer à la maison, rêve des cadeaux qu’il aimerait recevoir, sont en réalité des mécanismes pour supporter la frustration de l’attente. Ainsi, l’enfant commence à apprendre que l’on n’obtient pas tout ce que l’on souhaite quand on le souhaite et qu’il faut savoir être patient. Il découvre alors que l’attente peut intensifier la joie d’acquérir l’objet de son désir. C’est donc l’occasion pour lui d’apprendre à gérer la frustration au travers d’une expérience agréable.

Aujourd’hui beaucoup de parents se demandent : magie ou mensonge ? Il me semble important de dissocier les deux en re-contextualisant à qui l’on s’adresse. Faire croire une histoire à un enfant est différent de faire croire une histoire à un adulte. Il n’est pas un petit-adulte comme d’aucuns aiment dire. Un enfant n’a pas les mêmes capacités de raisonnement, de symbolisation et d’interprétation. Pour qu’il  devienne mature et acquiert une capacité de libre réflexion, il est nécessaire qu’il traverse différentes phases dont l’une d’elles est la croyance au merveilleux.

De plus, faire croire au Père-Noël représente plus que raconter une simple histoire. C’est permettre à l’enfant de participer à un mythe collectif qui entraîne sa participation à un rituel social. Ainsi, pour la première fois, il ressent le plaisir que provoque un rêve partagé. En grandissant, l’image du rêve se modifiera, mais le plaisir de partager du commun avec d’autres restera. C’est ce qui nous permet, une fois adulte, d’éprouver de la joie en partageant et échangeant des opinions ou des idées avec d’autres. C’est aussi de cette source que puise sa force motrice un groupe, animé par une idéologie ou un projet commun.

C’est donc entre sa naissance et ses 7-8 ans que l’enfant construit sa relation au merveilleux et développe son imagination. C’est aussi la période de la pensée magique, qui est le fait de mettre en lien des éléments entre-eux qui objectivement n’ont aucune relation de cause à effet. Quelques exemples : un oiseau qui chante est un signe de bonne journée ; si je fais tomber le couteau maintenant, je serai astronaute ; si je suis sage le Père-Noël m’apportera des cadeaux ; si le Père-Noël se déplace en surf, j’aurais plus de cadeaux etc… C’est donc l’âge ou l’on cherche à donner du sens à une réalité qui nous échappe encore. Ceci explique que la croyance au Père-Noël est si facilement acceptée par l’enfant.

A ce moment là n’ayez crainte, l’équilibre psychologique de votre enfant ne sera pas menacé en lui faisant croire à l’existence du Père-Noël après ou durant votre expatriation. L’avantage du merveilleux est qu’il trouve trouve toujours une réponse satisfaisante aux interrogations.

III)  A quoi sert la désillusion ?

Vous allez me dire : “Oui, mais quand même, c’est douloureux de réaliser que le Père-Noël n’existe pas”. Je répondrai d’abord par cette question :

Pour qui est-ce vraiment douloureux ?

Ensuite j’ajouterai que cela dépend principalement de comment l’enfant “découvre”, non pas la vérité mais la réalité. A partir de 7 ans la pensée magique laisse place à l’âge de raison. Généralement il s’agit de la période où instinctivement l’enfant questionne ce qui n’était auparavant pas questionnable, dont l’existence du Père-Noël. Commence alors la quête du “vrai” et l’enfant use de sa curiosité, mène son enquête et commence à faire appel au sens logique. Par cette étape, il se distance petit à petit de son envie de croire face à l’envie de découvrir la réalité telle qu’elle est. Ce qui est véritablement coûteux dans ce processus est de mobiliser tout son courage pour découvrir une réalité finalement moins merveilleuse.

Dans cette phase, il n’y a pas seulement la réalité qui devient réelle, mais les parents aussi. Peut-être qu’en voulant consciemment épargner nos enfants de la désillusion du Père-Noël, inconsciemment nous cherchons à éviter de voir dans leur yeux, la désillusion qu’ils ressentent à notre égard ? Car si le Père-Noël perd ses pouvoirs magiques, les parents aussi… Vos enfants découvrent alors que les adultes peuvent cacher ou transformer la vérité et qu’ils ne peuvent pas tout faire eux-non plus, en d’autres termes, les adultes deviennent faillibles.

S’il est nécessaire que l’enfant éprouve ce moment de désillusion globale, nous pouvons cependant en atténuer les effets en faisant de cette étape un rite d’initiation. L’enfant passe du côté des grands, de ceux qui “savent”. En réalité, il ne perd rien : il transite de la croyance partagée au secret partagé. Voir même il gagne : il doit se sentir gratifié par les adultes d’avoir fait primer la réalité sur le désir et d’avoir compris que personne n’est tout-puissant. Comme l’a dit le chimiste Laurent De Lavoisier (1743-1794) : “ Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme”.

CONCLUSION

Finalement, si en tant que parents, vous doutez de la véridicité du Père-Noël en expatriation, sachez que cela ne viendra pas forcément perturber la croyance de vos enfants. Le facteur décisif sera surtout l’âge de votre enfant et sa propre maturité face à son envie de se confronter au réel. Alors soyez serein, que notre Père-Noel vive au Pôle-nord ou qu’il ait décidé de passer quelques vacances au Mexique, cela n’empêchera pas vos petits garnements de bien rêver… Et puis qui sait, le Père-Noël est peut-être au fond de lui, un grand expatrié saisonnier ?

Une psychologue… Mais au fait, qu’est-ce que c’est ?

Le mot PSYCHOLOGUE fait encore peur de nos jours : “Je me fais suivre” ou “J’ai un RDV” dit-on. Mot tabou ? Mot peu connu surtout.


En tant que psychologue, on me dit souvent : “Ah, t’es psy… Mais en fait c’est quoi un psy?” Et là on a le droit à la foire au psy : psychologue, psychanalyste, psychiatre, psypsypsy…?!?!?! Les confusions sont encore nombreuses et le métier de psychologue encore trop méconnu. Cet article a donc pour objectif de vous aider à comprendre ce qu’un/e psychologue peut vous apporter.

 QUELLES ÉTUDES?

Sur un plan légal, les psychologues sont des professionnels diplômés, qui doivent obligatoirement être titulaires d’un Master II de psychologie. Ceci implique que nous avons fait au minimum 5 années d’études universitaires comprenant des stages en hôpitaux, en institutions spécialisées et/ou en associations. Une fois diplômés, nous pouvons exercer dans une institution ou en libéral; et nous pouvons proposer des entretiens individuels, de couples ou de groupes.

La psychologie est un champ très vaste qui comprend la psychologie psychanalytique, clinique, sociale, du travail, comportementale, cognitive etc… Toutes ces approches ont un objectif commun :

VOUS PERMETTRE D’ALLER VERS UN MIEUX-ÊTRE EN SE LIBÉRANT DE VOS ANGOISSES, DE VOS ÉMOTIONS ET DE LEURS SYMPTÔMES.

Toutes ces approches sont d’accord pour dire que l’inconscient existe, il est d’ailleurs notre base de travail. Cependant, c’est la manière de traiter ce grand inconnu qui différera: nos références théoriques et nos techniques vous apporteront une grande diversité de prise en charge. A vous de trouver celle qui vous correspondra le mieux !

ET MOI-MÊME ?

Me concernant, je suis psychologue clinicienne c’est à dire que mon regard sur vous cherchera :

-à vous connaître par notre échange, par la parole et l’analyse de celle-ci

– à toujours être bienveillant et sans jugement

– la compréhension de votre histoire (de votre naissance à aujourd’hui)

– à écouter autant votre conscient que votre inconscient

– à comprendre ensemble comment ces derniers fonctionnent

– vous libérer de votre mal-être, de la répétition de celui-ci et de vos schémas familiaux.

– à analyser pourquoi votre peur/angoisse/trouble existent et les soigner (les faire grandement réduire voir disparaître).

De plus, je me suis spécialisée dès l’université en interculturel, ce qui me permet de faire le lien entre votre réalité individuelle et la réalité culturelle à laquelle vous appartenez. Cette double optique me permettra de mieux comprendre votre situation dans un contexte d’expatriation.

A QUOI SERT DE COMPRENDRE SON INCONSCIENT ?

L’inconscient n’est pas juste un joli concept à prendre à la légère, il représente une partie de nous-même qui échappe totalement à notre volonté et qui est régit par ses propres lois, sa propre logique. Vous me direz: Et alors ? Si elle fonctionne un peu toute seule, pourquoi m’en préoccuper ?

Parce que justement l’inconscient, qui comprend: vos désirs inconscients; vos pulsions; la base de votre personnalité; vos souvenirs et votre passé, représente une source d’informations immense et influence chaque jour votre vie. Le mal-être que vous ressentez a pris racine dans votre inconscient. Afin d’en venir à bout définitivement, passer par l’analyse de l’inconscient me semble être une étape indéniable.

QUAND ALLER CONSULTER UN/E PSYCHOLOGUE ?

Au début, on se sent un peu perdu/e avec son mal-être ne sachant jamais trop à quel moment c’est important de contacter un/e psychologue. Voici quelques indices:

  • Quand vous avez l’impression d’être face aux mêmes difficultés depuis des années.
  • Quand vous avez confié vos difficultés à votre famille,  à vos amis ou même à vos collègues sans jamais avoir trouver de réponses efficaces pour vous sentir mieux.
  • Quand vous avez consulté plusieurs fois votre généraliste pour des douleurs physiques mais qu’il ne cesse de vous dire : “Non vraiment, je ne vois rien, tout va bien.”
  • Quand sur un plan émotionnel vous êtes soit débordés, soit bloqués.
  • Quand vous ressentez un grand sentiment de solitude et que vous commencez à croire que ca n’ira jamais mieux.
  • Quand vous souhaitez changer en profondeur vos comportements ou votre vie.
  • Quand vous avez cessé de croire aux remèdes miracles et commencé à accepter que le changement, c’est un investissement sur du long terme.
  • Quand vous souhaitez vous libérer des conditionnements familiaux, sociétaux et/ou culturels.
  • Quand vous avez conscience que pour changer votre vie, cela commence par changer votre regard sur celle-ci.
  • Quand vous avez envie de vous sentir libre, assumé/e et épanoui/e
  • Quand vous avez envie d’incarner qui vous êtes vraiment.

LES IDÉES REÇUES (entres autres…)

Le psychologue, c’est pour les “fous” : Ce qu’on nomme “fou” est une personne qui ne rentre pas dans la norme qu’une société a definit. Certaines de ces personnes souffrent de troubles psychiatriques et sont en général pris en charge par les psychiatres. De plus, consulter un/e psychologue nécessite d’avoir la capacité de se remettre en question, puisque le patient s’engage dans un processus d’introspection et de changements. Ce que justement, “un fou” n’est pas capable de faire.

Le/la psychologue va me prescrire des médicaments : Non, pour avoir un droit de prescription il faut avoir fait des études de médecine. Ce qui est le cas de votre généraliste, des spécialistes en médecine et du psychiatre. Un/e psychologue ne vous soignera qu’avec la parole ou à partir de techniques cognitives basées sur le fonctionnement cérébral.

Je peux très bien m’en sortir tout/e seul/e : Je crois que l’autosuffisance est un mythe et que nous sommes, même sans le vouloir, interconnectés les uns aux autres. Nous ne sommes jamais vraiment tout/e seul/e et rien n’est soit complètement de notre faute, soit complètement grâce à nous. Consulter un psychologue c’est quelque par un acte d’humilité. De plus, il n’y a rien de honteux à faire un bout de chemin à deux. Le regard du psychologue intervient justement lorsque l’on rencontre les limites de son propre regard.

Je vais devoir m’allonger sur un divan et parler tout/e seul/e ? Non, l’usage du divan est généralement utilisé par les psychanalystes. La position allongée, qui rappelle celle du dormeur ou de l’enfant, permet au patient de se détendre corporellement, et en se centrant sur la voix du psychanalyste on favorise la régression vers l’enfance. Le divan permet alors au patient de se connecter plus directement à son inconscient. Avec un/e psychologue clinicien/ne c’est justement notre intéraction qui soigne: l’échange, le regard, les sourires, les mots que l’on partage ensemble. L’idée n’est pas d’être seul/e avec soi-même mais plutôt de se découvrir par l’altérité.

Le psychologue c’est pour les faibles : Tout dépend de notre propre définition de ce qu’est : être fort. Pour moi, les personnes qui ont de la force sont celles qui osent et ont le courage d’affronter leur réalité et de s’efforcer à la changer.

Et un psy… c’est à vie ? Non, justement l’un des objectifs d’un accompagnement psychologique est de se trouver soi-même. La thérapie permet, à travers l’acquisition d’une grande connaissance de vous-même et par la mise en place de changements internes, que vous puissiez mieux vous comprendre et donner, à vos futures problématiques, une réponse satisfaisante et efficace. L’objectif d’un travail à deux c’est justement de développer une confiance en vous ainsi que des mécanismes et des outils qui vous permettront de solutionner les prochaines difficultés par vous même. Voir un psychologue, un jour ça s’arrête, mais le travail sur soi, oui c’est à vie 🙂

J’espère que suite à cette lecture vous comprenez mieux ce que je peux vous apporter en tant que psychologue. Si êtes intéressé/e pour consulter un/e psychologue en ligne, je vous invite à lire cet article

http://www.expatpsy-enligne.com/2018/10/04/therapie-en-ligne/

Enfin, si vous souhaitez me consulter pour des conseils ou pour un suivi, n’hésitez pas à me contacter :

A bientôt et au plaisir d’échanger avec vous !

Psy en ligne ? Les 5 raisons de faire une thérapie en ligne.

Psy en ligne ?
Les 5 raisons de faire une thérapie en ligne.

Que vous soyez en France ou à l’autre bout du monde, les questionnements existentiels, l’envie de comprendre ce que vous vivez ou encore le besoin de dépasser douleurs ou blocages personnels, se font parfois ressentir. L’envie de consacrer dans sa vie, un vrai temps pour soi, peut faire surgir cette idée: “Et pourquoi pas un psy?” Aujourd’hui allons un peu plus loin en nous demandant :

“Et pourquoi pas un psy, en ligne ?”

Ensemble, dans cet article nous allons voir les 5 bonnes raisons de consulter par internet.

1- PARTOUT, POUR TOUS.

Il n’est pas encore venu le temps où trouver un/e psychologue à chaque coin de rue est chose possible. Pas encore !! L’accès à la psychologie ne s’est pas démocratisé à ce point et si:

– vous vivez à l’Étranger

– vous habitez un petit village en France ou dans les DOM-TOM

– vous avez un handicap physique

La thérapie en ligne repousse les limites géographiques en vous donnant la possibilité d’un accompagnement psychologique de qualité, où que vous soyez.

2- S’ADAPTE À VOS DÉPLACEMENTS.

Nos vies changent et aujourd’hui nos horizons sont plus grands, plus vastes. Le mouvement fait partie intégrante de nos modes de vies. Aujourd’hui, on se déplace professionnellement, on voyage, on déménage, on s’expatrie. Plus besoin d’arrêter un suivi ou devoir raconter à nouveau son histoire avec un/e autre psy. Votre psychologue en ligne vous suit et vous accompagne dans toutes ces différentes étapes. Comme l’a écrit Maria Ainsworth, votre psychologue en ligne est « ici, ou que ce “ ici ” puisse être d’un jour à l’autre ». Le lien dure et reste permanent dans des vies en constant changement.

3- UN GAIN DE TEMPS.

En économisant le temps de trajet pour aller dans un cabinet, il est plus confortable avant/après le travail, de se donner depuis chez vous, un temps au calme avec votre psychologue. Après la séance, vous pouvez prendre directement un moment de relaxation pour vous, ou au contraire directement réintégrer votre vie quotidienne, sans perte de temps.

4- UNE PLUS GRANDE DISPONIBILITÉ.

Nous pouvons fixer ensemble des plages de RDV qui s’adaptent aux horaires de votre vie professionnelle et personnelle. Alors qu’en cabinet les horaires proposés vont de 9h à 19h, en ligne, nous pouvons étendre jusqu’à plus tard dans la soirée, quand tout le stress lié à l’organisation quotidienne de la vie est terminé (devoirs des enfants-repas-couché) et que vous êtes enfin disponible pour vous-même.

5- UNE APPROCHE SÉRIEUSE ET MODERNE.

La e-thérapie, bien que peu connue, est pourtant exercée et analysée depuis bientôt 30 ans  (années 1990). Il existe aujourd’hui un cadre thérapeutique en ligne qui offre des formations, conférences et livres spécialisés aux psychologues pour s’engager dans un travail sérieux auprès de leurs patients. Je suis engagée dans ces réseaux pour vous proposer une e-écoute de qualité.

En quoi je m’engage face à vous ?

L’espace thérapeutique se doit d’être respecté afin que sa fonction première puisse exister : proposer au patient un espace bienveillant lui permettant de déposer son vécu sans jugement et en soignant, par notre lien, son histoire. Mon objectif est de soigner le mal-être et accompagner mon patient vers un changement durable.

Je m’engage donc à vous offrir un espace sérieux dans lequel:

  • je respecterai votre intégrité
  • je vous propose un vrai temps de consultation d’1h
  • la confidentialité de nos échanges est assurée
  • pas d’amateurisme ou de charlatanisme en vous proposant des “services” coûteux avec peu ou aucun fondement thérapeutique (ex: offres de thérapie par textos, mails, etc…)
  • une transparence concernant l’existence juridique de ma profession, le prix, le moyen de paiement et ce que comprend la thérapie.

Pour bénéficier d’un premier RDV gratuit, cliquer ci-dessous:

Les frontières invisibles en expatriation.

Cet article fait suite à cette vidéo concernant les Chutes d’Iguazú. Vous souhaitez en savoir plus? Dans cet article vous découvrirez en quoi cette région géographique est une porte ouverte au symbolisme et nous parle des frontières invisibles qui interviennent dans le quotidien de l’expatrié. Un lieu, des enjeux. Bonne Lecture !

 

Introduction :

Les chutes d’Iguazú sont connues internationalement pour leur impactante beauté représentant un ensemble de 275 cascades s’étendant sur 3 kilomètres ; mais aussi pour leur emplacement et son influence dans l’histoire de la conquête et de la colonisation espagnole et portugaise du territoire guarani. En Argentine, le nom de cette région en est l’héritier direct : Misiones, faisant référence aux missions jésuites qui s’y sont installées. Cette zone est devenue un emplacement stratégique dans l’histoire coloniale et dans le partage du territoire et l’est encore aujourd’hui.

Si l’on suit le fil de l’eau, la rivière Iguazú suit son chemin jusqu’à un croisement où elle se joint au fleuve Paraná. Cette union fluviale forme un beau et unique paysage qui, si d’un premier abord inspire un sentiment de continuité, dissimule en réalité l’existence d’un territoire complexe et divisé en trois pays: l’Argentine, le Brésil et le Paraguay que l’on nomme: la Triple Frontière.

Que vient nous dire ce lieu sur la question de la frontière? Nous verrons en quoi ce paradoxe union-désunion qu’offre la Triple Frontière est une métaphore des multiples frontières symboliques que les expatriés ont à traverser au quotidien.

I) Qu’est-ce qu’une frontière ?

Il existe des paysages, qui ont le pouvoir de placer l’humain face à lui-même et au monde auquel il appartient. Agissant comme un alter-ego il y a rencontre: le paysage reflète ce qui nous habite. Jung définit les archétypes comme des représentations symboliques inconscientes qui sont universellement partageables et qui se transmettent d’une culture à une autre, d’un individu à un autre par l’inconscient collectif. Généralement, ces représentations s’expriment à travers des figures, des songes mais certains éléments naturels, certains paysages peuvent aussi être classés dans ces archétypes de par l’universalité des émotions qu’ils nous transmettent: en nous inspirant en tant qu’individu les mêmes sentiments indépendamment de nos cultures, de nos origines ou de nos histoires. La frontière est l’un d’entre-eux et devient un espace fascinant devant lequel l’humain peut se révéler contemplatif. “On peut percevoir l’énergie spécifique des archétypes lorsque l’on a l’occasion d’apprécier la fascination qu’ils exercent. Ils semblent jeter un sort. » C.G. Jung ” L’homme et ses symboles “, Robert Laffont, 1964 p 78/79.

Fascinante car elle est cet espace de l’entre-deux, où se joue simultanément la jonction, l’union et la séparation. La frontière dans son incertitude est le lieu de tous les possibles, qui comme le feu, nous inspire simultanément grandeurs et dangers. Franchir une frontière c’est faire l’expérience du paradoxe et de l’inconnu. C’est le “destin” de l’expatrié, du migrant ou de l’exilé, qui d’une manière générale, s’inscrivent peut-être pour toujours, dans l’entre-deux.

Au long du périple, ce n’est pas UNE mais DES frontières que l’expatrié doit traverser. Voyons comment l’expérience de la Triple Frontière résiste à l’imposition implicite de devoir choisir entre : d’ou l’on vient et où l’on va.

II) Triple frontière, triple expatriation ?

La Triple Frontière est un carrefour incroyable et unique au monde qui au sein d’une même journée est capable de vous faire traverser trois réalités différentes. De touriste vous devenez malgré vous passeur et transgresseur de frontière en migrant du portugais à l’espagnol, d’une zone douanière contrôlée à une autre défiscalisée, ou se côtoient légaux, illégaux, natifs et expatriés à l’intérieur d’un même autobus, et ou suivant le sol ou l’on se trouve, les rôles s’intervertissent sans même avoir besoin de changer de siège (dans le bus). Mieux qu’un voyage dans le temps, c’est un voyage dans l’espace qui vous ai proposé. La schizophrénie du métissage peut alors s’emparer de vous et vous propulse d’un territoire à l’autre part des ponts qui, en tant qu’expatrié sont le symbole d’une continuité qui résiste à ce qui sépare ou divise.

Un brésilien vend à un mexicain une montre en parlant portugais, dans l’autobus à la frontière entre le Paraguay et l’Argentine. Voilà typiquement une scène quotidienne que nous fait vivre cette triangulation territoriale. On perd ses repères, on ne sait plus qui vient d’où, ni où l’on est. Il y a des lieux qui défient le sens commun et les carcans que l’on tente de construire pour catégoriser et contrôler ce qui est mouvant.

Peut-on parler de triple expatriation lorsqu’il existe des personnes vivant continuellement dans l’entre-deux, et dans ce cas précis dans l’entre-trois? Nous voyons bien que les pistes dans le réel se brouillent et que les définitions claires et précises nous font défaut. Une chose est sûre, être expatrié/e ici ou là-bas, c’est jouer entre/avec les frontières et les identités.

– Pourquoi devrait-on choisir entre un point de départ et un point d’arrivé ?
– Pourquoi notre trajectoire devrait-elle s’inscrire dans de la clarté ?
– Pourquoi nous demande-t-on de faire un choix entre notre appartenance d’origine et notre pays d’habitat actuel ?

Des questions qui peuvent se faire sentir par les Autres: vos proches, votre supérieur hiérarchique, ou le Ministère des affaires étrangères ; qui au final parlent plus de l’angoisse de votre interlocuteur que d’un réel sentiment personnel de déracinement.

Pourquoi, comme nous l’illustre le Triple Frontière, n’acceptons-nous pas de nous perdre entre ce qui est mien et ce qui ne l’est pas encore? Être expatrié ou migrant, c’est peut-être accepter et assumer que les appartenances qui nous ont été transmises et celles que l’on a acquise ne cesseront jamais de se mélanger, de se confondre créant ainsi en soi un sentiment de joyeux flou. Vivre à la frontière, c’est peut-être faire le choix de porter en soi une zone de non-droit psychique, qui au lieu de brouiller les pistes face au réel, augmentent votre capacité de réflexion et de création.

III) Les frontières invisibles de l’expatriation

Savoir jouer entre les frontières, disais-je. Mais de quelles frontières parlons-nous ? Lorsque l’on débute dans l’art de l’expatriation, votre attention est d’abord attirée par les frontières que je définis comme visibles. Elles sont bien souvent connues par avance et appréhendées par le futur expatrié. Ces frontières visibles représentent la 1ere expérience de la séparation d’avec l’Autre et simultanément ce qui vous lie aussi à lui: la douane et les autorités migratoires, la langue, les habitudes culinaires, la mode vestimentaire etc… Une fois ces frontières franchies, vous vous rendez compte dans le quotidien, de l’existence d’autres frontières qui elles, impalpables, agissent dans l’ombre et influencent grandement votre expatriation. C’est ce que je nomme : les frontières invisibles.

Car finalement, il s’agit de cela :
– comment réussir mon intégration?
– comment me sentir à l’aise dans des multitudes de nouvelles situations ?
– comment parvenir à ce que je veux?

Cela vous ai tous arrivé d’être au cœur d’une situation en apparence commune mais qui, sans raison apparente vous fait vivre un sentiment d’étrangeté. Qu’est-il en train de se passer? Votre intellect à peine saisit la complexité du moment, qu’il est déjà trop tard. Une porte vient de se refermer sans que vous ne compreniez totalement les raisons. C’est ainsi que se font sentir les frontières invisibles. C’est ce qui vous échappe et qui pourtant impactera profondément votre vie.

Dans le contexte de l’expatriation ou ces situations peuvent se multiplier d’avantages, il est d’autant plus urgent de maîtriser ces frontières invisibles. Chaque tentative qui se solde par un sentiment d’échec, ouvre la porte d’une spirale négative entraînant le sentiment de solitude, l’isolement et la baisse de l’estime personnelle. Il est donc urgent d’identifier ces frontières invisibles, de les maîtriser afin d’orienter votre expatriation vers une direction qui vous appartienne.

Si vous souhaitez une analyse personnelle de votre situation, n’hésitez pas à me contacter: expatpsy@gmail.com

Il existe plusieurs  frontières invisibles mais ici, je vous parlerai des principales:

– 1. Les codes culturels concernant la construction de la communication en fonction des rôles sociaux.

Suivant le genre auquel vous appartenez, vous serez placé dans telle catégorie plutôt qu’une autre. Ayez conscience que ce n’est pas tant votre personnalité qui est en jeu mais plutôt votre identité sexuelle. Ces rôles sociaux diffèrent d’un pays à l’autre. Prenez alors le temps d’observer comment s’établit la communication verbale et non-verbale entre hommes, puis entre femmes, puis entre femmes et hommes. Ce qui se dit, ce qui ne se dit pas, ce qui s’écoute, qui l’on écoute, à quel moment, sont autant d’éléments qui vous informeront sur le fonctionnement culturel des interactions. Vous pouvez dans un premier temps vous sentir en opposition au fonctionnement culturel, mais cela vous donnera des réponses au : pourquoi cela ne fonctionne t-il pas pour moi alors que pour mon conjoint/e, c’est le contraire? Ces informations recueillies seront des sources importantes pour vous aider à vous positionner différemment lors des échanges et à améliorer vos interactions.

– 2. Les codes culturels concernant la construction du lien amical ou amoureux.

Si vous êtes dans le cas ou vos interactions sociales vous semblaient plutôt fluides et naturelles jusqu’à présent, c’est un indice qui parlait de l’existence d’une cohérence entre vous et votre entourage. Cela signifie que vous evoluiez consciemment ou non, dans des sphères culturelles et sociales identiques ou semblables à la votre. L’expatriation peut venir bousculer cet équilibre en vous propulsant hors de votre zone de confort et en vous plaçant dans des sphères socioculturelles différentes. Vous faites alors le constat que vos codes sociaux précédents ne fonctionnent plus et que le lien d’amitié ne semble pas s’installer.

Suivant la culture, un proche ou un ami ne joue pas la même fonction et vous allez peut-être observer que la construction d’un lien intime dépend de critères bien différents. Ceci ne signifie pas que pour se sentir intégrer, l’on doive changer ses propres critères, ou valeurs. Mais cette compréhension vous permettra de se pas vous dévaluer. Peut-être est-ce aussi l’occasion de développer des valeurs qui sommeillaient en vous, mais qui dans un contexte culturel français, ne se développaient pas. Ainsi, petit à petit, vous parviendrez à vous reconstruire un nouveau cercle en cohérence avec vous.

– 3. Les réseaux.

Les réseaux sont des frontières invisibles et au combien influentes: ils n’existent pas dans le discours de vos interlocuteurs, ils ne sont pas franchement assumés et pourtant souvent ils influencent discrètement l’intérêt pour se rapprocher de telle personne, pour participer à telle activité ou côtoyer tel milieu.

L’influence des réseaux existent dans tous les pays et dans tous les milieux socio-culturels. Cependant leur structure ainsi que leur importance me semblent différentes. En tant que française, j’ai eu le réflexe de croire qu’en France l’implication des réseaux semble moins important au quotidien et n’influence pas autant les choix d’amitié ou de relation. Le recul et l’analyse sociologique me montrent que la seule différence est que les ayant intégré, nous les utilisons sans même nous en rendre compte. En expatriation, le tissage des réseaux passera par des voix différentes, les identifier et savoir jouer avec ces nouvelles règles, vous ouvrira des frontières qui vous étaient jusqu’alors fermées.

Parfois, il est nécessaire de faire appel à des professionnels interculturels afin d’analyser spécifiquement votre contexte culturel et de vous accompagner dans l’acquisition de nouveaux schémas en cohérence avec votre personnalité. N’hésitez pas à me contacter: expatpsy@gmail.com

Conclusion:

La difficulté de l’expatriation est liée à l’existence de ces frontières invisibles. Elles donnent l’impression de devoir s’inscrire dans des stratégies de calcul constant dans les liens, laissant alors peu de place à la spontanéité et au naturel. Sachez que ce n’est qu’une étape à franchir avant de comprendre le fonctionnement culturel de votre environnement et de pouvoir y réagir de manière plus instinctive. Essayez de voir cette étape comme un jeu dans lequel votre place est à réinventer et vous permet de vous surprendre. C’est ce qui explique que dans ce contexte les expatriés développent des qualités et compétences nouvelles. Ces frontières invisibles enseignent alors un nouvel adage : laissez-vous surprendre par vous-même. Pour conclure, je dirai que l’expérience de la frontière ou des frontières, par son caractère vaporeux, transparent voir transgressif, offre au passeur moderne un nouvel espace de création ouvrant de nouvelles perspectives d’être.

Cet article fait suite à cette vidéo concernant les Ruines des Quilmes, en Argentine. Vous souhaitez en savoir plus? Dans cet article vous découvrirez en quoi ce site archéologique nous parle du sentiment de déracinement en expatriation.

Un lieu, des enjeux. Bonne Lecture !

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